Posted on

Ne plus acheter de vêtements neufs jusqu’à la fin de l’année! Le défi de Constance

constance

Clothèque a rencontré Constance, qui nous raconte son challenge extraordinaire! Voici son histoire:

Je m’appelle Constance, j’ai 25 ans et en juillet, je me suis lancé le défi de ne plus acheter de vêtements neufs jusqu’à la fin de l’année. « Mais pourquoi tu fais ça ?? » Voilà ce que j’entends quasiment à chaque fois que je l’annonce à quelqu’un. Oui, c’est vrai, pourquoi je fais ça ? Pour économiser de l’argent ? Par conviction écologique ? Parce que la mode ne m’intéresse plus ou justement parce que je veux un style unique ? Laissez-moi vous expliquer plutôt…

A 20 ans, comme beaucoup de filles, je ne jurais que par les blogs de mode et les soldes chez Zara et consorts. Mais avec les années, mon côté fashionista s’est mis en sommeil, d’abord pour des raisons financières (il faut dire qu’à cette période je vivais en Suisse et que là-bas, même H&M est une boutique de luxe). Puis l’année dernière, c’est le déclic. J’ai fini mes études et comme toute personne fraîchement diplômée, je compte rapatrier toutes mes affaires bien au chaud dans le garage de mes parents. C’est alors que ma mère, préparant de grands travaux dans la maison, me demande de faire le méga tri de la mort qui tue pour ne garder que le minimum, c’est-à-dire une grosse valise et quelques caisses pour caser « toute ma vie ». C’est d’abord difficile, puis je réalise que je n’ai pas porté certains vêtements depuis tellement longtemps que je les ai oubliés. Je remplis lentement des sacs et encore des sacs. C’est l’occasion de dire au revoir à cette chemise que je ne porte plus depuis 5 ans, à cette jupe dorée que je n’ai mise qu’une fois, à ce débardeur acheté 7 euros et immettable depuis le 2e lavage… Et surtout de faire le tri dans les 52 paires de chaussettes accumulées ces dernières années…!

“Je réalise peu à peu qu’il serait totalement absurde de garder tous ces vêtements.”

Quelques mois plus tard, quand j’arrive à Paris dans mon nouvel appartement, je suis très fière de n’avoir qu’une petite valise et un sac de voyage. Et encore plus fière d’avoir une grande armoire à moitié vide, malgré les gentilles moqueries que cela peut provoquer chez mes copines (et même chez mon copain…). Je me sens légère : finalement, je n’ai pas besoin d’une armoire débordant de vêtements pour être bien dans mes baskets (oui j’ai osé faire cette blague).

A ce moment-là, j’achète beaucoup moins de vêtements, je ne vais quasiment jamais faire les boutiques et j’essaie de garder dans mon armoire ce vide qui m’est si agréable. Mais il faut bien avouer que ce n’est pas toujours simple. J’aime les vêtements, j’aime porter une belle pièce, j’adore m’entendre dire « trop belle ta nouvelle veste », « trop cool tes nouvelles bottines » et puis de toute façon, il faut bien renouveler sa garde-robe de temps en temps.

“C’est là qu’entre en jeu mon deuxième déclic : l’écologie”.

Il m’est en effet de plus en plus difficile d’assumer ma contribution à la fast-fashion alors qu’en parallèle j’évolue vers un mode de vie de plus en plus écologique. Car il s’avère que l’industrie de la mode est l’une des industries les plus polluantes. Elle émettrait plus de gaz à effet de serre que les compagnies aériennes, les micro-fibres des vêtements seraient responsables d’une grande partie de la pollution des rivières et des océans etc. etc. j’en passe et des meilleures… Même si j’achète de toute façon peu de vêtements, j’ai envie d’aller encore plus loin. C’est pourquoi en juillet je décide de me lancer un défi qui me permettra de concilier mon mode de vie écologique et plutôt minimaliste avec mes pulsions de modeuse.

Ce défi : à partir du 1er juillet, je décide de ne plus acheter de vêtements neufs jusqu’à la fin de l’année. Les règles sont simples : je n’ai droit d’acheter que du seconde main, provenant de friperies ou de plateformes comme Vide Dressing, ou encore mieux, de récupérer des vêtements du placard d’une copine (ou de mon copain !). Je ne suis pas une grande adepte du vintage mais les quelques pièces que j’ai acquises ces dernières années ont toujours été des très bons choix, j’ai donc envie d’explorer plus à fond cette solution. (Je tiens à préciser que je m’autorise à acheter neufs les sous-vêtements et les affaires de sport, quand même, il y a des limites !)

Au bout de 4 mois sans aucune difficulté (et finalement seulement UNE chemise achetée, en friperie bien sûr) arrive une grosse étape, que j’appréhende depuis le début du challenge : trouver des nouvelles baskets. J’ai absolument besoin d’une nouvelle paire et j’avoue que je suis un peu réticente à l’idée de porter des chaussures imprégnées par l’odeur de pieds d’une inconnue… Ma première idée est de me tourner vers une paire de Veja, marque éthique et durable, je me dis que ce n’est pas vraiment dans les règles que je me suis fixée mais bon, c’est écolo au moins. Je lorgne longtemps sur une paire magnifique mais à tout de même 165 euros… Le prix me pousse finalement à regarder d’autres options. C’est alors que je décide de télécharger Vinted. Et ma vie a changé (ou presque). Je découvre la fabuleuse option « Neuf avec/sans étiquette » et réalise que pour 80 euros, je peux m’offrir DEUX paires de baskets de marque et neuves. Je suis si fière quand j’ouvre mes paquets et que je découvre des chaussures en parfait état. J’ai fait l’affaire du siècle, tout en respectant mon challenge et en aidant à protéger la planète. YES !

Aujourd’hui, il me reste deux mois avant la fin de mon défi et cela ne me fait absolument pas peur. Acheter un vêtement d’occasion est devenu comme un jeu et finalement, avec les nombreux magasins de seconde main et Vinted, je trouve mon bonheur presque aussi facilement qu’avant. L’année prochaine, je compte continuer à acheter d’occasion le plus possible. Certains achats seront plus compliqués que d’autres, comme celui d’un jean, mais je prendrai le temps d’étudier les différentes solutions. Si je ne trouve pas en seconde main, je me tournerai vers des vêtements neufs mais avec une préférence pour les marques durables et/ou made in France. Et pour certaines occasions, par exemple un mariage, je ne ferai plus l’erreur d’acheter une de ces robes incroyables que je n’arriverai jamais à remettre (vous savez, celle que vous adorez, vous a coûté un bras et vous fait dire chaque matin « ah si seulement un jour j’étais invitée à une soirée chic pour la remettre »).

“Alors pourquoi pas me tourner vers la location ? Je ne l’ai jamais fait mais l’idée est vraiment séduisante. Les stars de cinéma le font, alors pourquoi pas nous ? Je ne vois pas meilleur moyen pour se sentir telle Marion Cotillard : belle et stylée, tout en restant écolo “!